jeudi 15 novembre 2007

Quinto dia

Buenos dias Folks !

Vous n'aurez pas grand chose à vous mettre sous la dent aujourd'hui. Je peux vous donner tout de suite mon jugement final sur le Bureau de Tourisme de Buenos Aires. Ils ne connaissent pas parfaitement leurs aires ! Pas mal moins que ceux de Tadou... Je m'explique...

Après être allé au Café de la Republica qui est attenant et qui appartient à l'Hôtel du même nom.... Juste au pied de l'Obélisque... Je me demande comment ils font pour dormir si jamais ça tombait... Il me fallait en effet bénéficier de l'Internet parce que, devinez quoi... oui, pour une troisième soirée consécutive Internet ne fonctionnait pas dans ma piaule, je me suis rendu à pied sur la rue écrite sur mon petit papier rédigé par le Bureau de Tourisme. Objectif, rappelons-le, faire changer mes chèques de voyages que j'ai obtenu au CAA et qui sont associés à VISA. Jusqu'à présent je me suis cogné le nez sur « VISA NO, AMERICAN EXPRESS SI».

Comme hier, je fus la balle d'une deuxième partie de ping pong. « Le maudit bureau de VISA, YOUSQUIÉ ?». C'est de l'Aztèque que j'ai appris dans un bar en prenant de l'eau minérale et un zest de citron avec un Indien d'ici. Il m'a dit qu'il restait dans un petit village appelé Essipine. Les Incas ne voulaient pas me parler, ils enviaient trop ma veste.

Le papier qu'on m'avait remis m'indiquait juste approximativement le coin de rue où ça pouvait être situé. Après une heure de recherche, j'ai fini par trouver. C'était pas du tout annoncé, c'était dans un sous-sol hyper bétonné et hyper surveillé. Quatre gardes de sécurité. Je m'approche de la vitre blindée et je parle dans la boîte ronde en acier inxoydable qui donne un micro juste sur l'autre bord. Toi, tu te demandes où tu dois parler. Mais quant tu parles, le garde entend. Tu commences à regarder partout dans la vitre s'il n'y aurait pas des petits trous. Mais là, il faut que tu fasses vite parce que le garde n'entend pas à rire. Et s'il commence à froncer les sourcils, ça peut essuyer un peu la vitre mais ça t'essuie surtout dehors.

- « Por favor Senor ? Travelors Checks ? VISA ?»

Je pense qu'il était habitué à la question. Il y avait au moins - et pour une fois je n'exagère pas- une pile d'environ 50 feuilles photocopiées à sa gauche sur le comptoir. Il se mouille le doigt pour prendre une feuille. J'avais envie de lui dire en aztèque : « Ouache, j'en veux pas de ton sti
de feuille». Souvenez-vous que "sti» est un diminutif populaire de "sapristi" --- les seuls étonnés de ce langage sont ceux qui n'ont pas lu les chapitres précédents. Il n'y aura pas de collation pour les étonnés.

Mais j'ai mis mes gants blancs et j'ai pris la feuille avec un sourire surtout pas avec un grain de sel. Comme ça je ne serai pas malade à cause de sa salive. Au contraire, c'est d'autre chose qui m'a rendu malade à cause de cette feuille... En effet, il s'est mis sur le fastforward pour me barargouiner quelque chose --- je ne sais même pas si c'était de l'espagnol ou de l'astèque. Je peux vous dire qu'il m'astiquait ça pas à peu près par exemple.

Avec son sylo BICO ( des stylos BIC espagnols), il m'encercla trois adresses sur la feuille où aller pour changer mes chèques de voyage. J'ai voulu qu'il prenne trois feuilles et qu'il encercle une adresse différente sur chacune d'elles et qu'on les tire dans les airs. Me semble que ça m'aurait porter chance. Il fit signe que non et commença à froncer les sourcils. Je me suis vite essuyer dehors en lui disant Gratias. Mais tout était correct... Ça a fait du bien à la vitre, il y avait de la buée dessus.

Je rencontre un type dans la cinquantaine reculée. Il commence à louanger Montréal. J'étais un peu déçu mais je ne lui ai pas montré : j'aurais mieux aimé des louanges sur Tadoussac. Je lui demande la meilleure adresse à aller compte tenu de là où je reste. Je lui ai interdit de tirer la feuille dans les airs. Réponse : Avenida Sarmiento. J'arrive à m'en défaire... il était 15h15 heures.... Ça porte chance.

J'avais pris la peine de demander au garde du micro à quelle heure ces succursales fermaient. Après consultation auprès de ses collègues, il était rendu 15h10 quand il m'a dit que ça fermait à 16h.

J'approche un policia....et je lui demande si c'est «peligroso» (dangereux) pour moi le «subte» (metro---subway). Il me dit que oui. Ça confirme ce que plusieurs personnes, surtout des femmes, m'ont dit : «ton sac à dos est beau, c'est dangereux»,
«ton sac est beau, c'est dangereux», «ta veste est belle, c'est dans dangereux», « té pas beau, té pas dangereux». Sans oublier l'ordinateur que j'ouvre maintenant toujours dans les recoins cachés des cafés.

Bon, il est trop tard pour aller à pied... Magnana. Allons Pluto prendre une eau minérale avec un zest de citron. Et plus tard, j'ai envie de me gâter même si je ne suis pas bourré aux as : j'irai manger des chips des mers ! Oui des chips des mers ! Des calmars ! Calv....
« Calv...» est un diminutif populaire de Calvados. Sachez-le.

Je ne peux pas vous laisser ainsi sans vous présenter quelques photos de ma longue marche vers VISA.

La première photo, c'est celle d'une belle jeune fille serveuse (chica ou hermosa) au chic Café de la Republica, situé au pied de l'Obélisque. Le café est WI FI, c'est assez rare vous le savez. Même si je ne suis pas FI FI, je ne vais pas là pour la fille mais bien pour l'Internet.

Mais pourquoi la photo de cette jeune fille en particulier ? C'est parce qu'il est arrivé quelque chose la deuxième fois que je suis allé là. Elle est l'actrice principale


Le café possède sa terrasse extérieure très large et profonde. De fait, ça fait toute la largeur de l'hôtel et du café comme tel. Vers 11h30, à tous les jours, les plats sortent des cuisines. On les monte sur une grande table étroite à l'intérieur. C'est le buffet à prix fixe qui est offert à tous les jours.

Pour mes chers et assidus lecteurs...tristes....oups trices, ce ne sera pas nouveau de vous dire que j'ai vu un seul chien depuis mon arrivée. Ce chien était situé sur la terrasse du café et cette jeune fille était toute contente de le flatter. Elle était radieuse. Le chien, lui, répondait de la même manière : il était content... sa queue ne branlait pas mais il avait la gueule grande ouverte et la serveuse lui prenait la mâchoire inférieure en signe d'affection. Parfois sa main frôlait, la lèvre du chien qui en bavait.

Voici la question de l'examen d'aujourd'hui...

Est-ce la jeune fille est allée
se laver les mains avant de servir ?

On pourrait baisser les impôts du peuple si c'était uniquement des autos comme celle de droite. On économiserait sur l'eau aussi.





De fait, l'Argentine n'est pas industrielle du tout. On laisse les mines au Chili, au Brésil. L'Argentine est encore à très haute teneur agricole (viande, vin). L'évolution des valeurs est à la vitesse des pas d'une vache. On commence à penser à avoir une société d'assurance-automobile. Beaucoup de tracts circulent à cet effet : «securidad vial...» Sécurité de la route. On peut encore boire et conduire mais si tu en tues 9, ils vont vérifier si tu avais bu. La cigarette c'est la même chose: on commence à voir du monde fumer dehors. Ça devrait pas trop être pénalisant pour eux. Ils n'ont pas de bancs de neige dehors qui les attendenrt pour fumer.

Voici ce que l'on fait en lieu et place des commerces qui ferment :


Je raffole de leur publicité. Je ne sais pas trop pourquoi... Il y a tellement de belles femmes que ça ne court pas juste les rues, ça court les toits !


Quand tu es obligé de protéger tes panneaux publicitaires comme ça, tu te poses des questions sur le niveau de violence larvée qu'il y a. MOÉ JE SORS PU !





Et comme dans Astérix... ça finit toujours par un banquet. Oui je me suis gâté : calmares y rabas ! Oh ! la ! la ! et non Hola !






La pensée du jour

La pauvreté donne de la sécurité
La richesse de l'anxiété

Je m'explique : dans leur analyse sur l'Argentine, le Ministère des Affaires étrangères du Canada avise tous les canadiens qu'il y a eu des cas d'enlèvements et ensuite on torture les personnes enlevées pour les amener à donner leur NIP pour ensuite aller chercher leurs sous au guichet automatique avec leur carte.

Je souhaite juste que ça soit des voleuses. J'ai assez hâte de me faire molester, molo il va s'en dire! Mes sti de cartes marchent pas ! Je vais même leur donner le numéro de téléphone de la Banque de Mourial rendue à Toronto. Ça doit être pour ça que ça leur prend plus de temps que le 24 heures promies pour répondre sur Internet à cette sapristi (longue description du mot populaire «sti») de banque. Ils doivent chercher en maudit quoi faire eux autres aussi. Surtout qu'à Toronto la pure, ça prend plus de temps pour penser des choses impures.

Pis je n'ai pas plus de dessin à vous faire concernant mes chèques de voyage. Si les voleuses réussissent à les écouler, qu'elles me donnent 10 % pis je ne porterai pas plainte à la police qui fume plus haut sur la page. Pourvu qu'elle ne mette pas le feu à la page avec sa cigarette, ça va être correct.

Comprenez que je n'ai pas peur de me faire voler parce qu'ils vont juste voler du vent.... Bien c'était une façon de dire.... je sais que je suis plus que du vent. Mais à marcher comme je marche, je m'en viens pas mal comme du vent (maudit....si c'était vrai !).

Si j'avais plein de cash sur moi, je voyagerais mais je ne sortirais pas... Vive la pauvreté ! On peut sortir même si on n'a pas une maudite cenne pour sortir !

Mes biens chers frères et soeurs, c'était la soupe.... oups excusez-moi... la pensée, disais-je, du jour.

Pensez pas que j'en fume du bon... Le même maudit papier que celui des enlèvements nous indique entre 3 ans et 12 ans si tu as juste inhalé sans respirer. Ben pourquoi vous ne me prenez pas au sérieux moi quand je vous dis ça. Vous ne vous rappelez pas de Clinton dans sa première campagne électorale ? Un journaliste avait ressorti une photo de Clinton dans ses études à Oxford (un peu à l'est de Rawdon) en Angleterre. il avait dit qu'il n'avait pas respiré. Il a été élu par 270 millions d'américains, maudite m____e. Et comme preuve de sa bonne foi, il s'est mis sur les cigares. J'ai dit «sur», j'ai pas dit «avec»

Bon il me faut du repos pour attaquer VISA avec mes SHEIKS de voyage.

Ciao Amigos. Manana.



1 commentaire:

Anonyme a dit…

ouin!!! mon pauvre papa... au pays de l'Argent, CASH!!!!!

J'espère vraiment fort que tu puisses trouver ce "sti" (pour ne pas dire sapristi!) de comptoir visa à marde (qui est une contraction pour signifier marmelade). Comme ça tu pourras casher tes affaires, tsé veut dire!

au moins, consolation! à ce que je comprends, t'es pogné dans une marche bureaucratique! (rempli le ti formulaire, va-t-en à telle adresse, fais-ci, va là....), qui est toutefois abondante en policia et en hemosas! Je savais pas que hermosa voulait dire jolies demoiselles!

Tsé... en Californie y'a une petite ville au sud de L.A. qui s'appelle Hermosa Beach... Aussi ben y'aller tu suite!

PDJ!