vendredi 16 novembre 2007

Sexto dia

Yé ! J'ai finalement eu de l'argent ! Yé !

Bien oui ! Je vous conte tout mais avant je voudrais vous donner quelques petites remarques.

1- On se sentirait à Paris...

Vous sav
ez, à Paris, il y a des très petits bistros fréquentés pratiquement par des habitués seulement. J'en ai connu un ici à deux pas de ma chambre de retraite fermée. Quand les habitués entrent ou partent, ils vont embrasser la Mama.

Au sous-sol, on m'apprend qu'il y a un film qui tourne car beaucoup de ceux qui arrivent descendent subito presto en bas. Avec l'esprit droit que j'ai, j'ai demandé si c'était des films OLÉ OLÉ. No, no, senor... des vrais films. J'ai demandé qu'est-ce qui jouait. On m'a répondu certes. Mais ma mémoire me fait faux bond; je crois que c'était « Au Pays de l'Argent » interprété par Indianna Jones. Je me suis dit que ça devait être bon. Mais j'étais trop fatigué pour suivre toutes ses péripéties.

Parlant de film, regardez comment il en coûte pour louer un film. 3,50 pesos. Ça vaut 1.15 $ canadien. Et ce prix s'applique à n'importe lequel film. Imaginez. Seule exception :
« Au Pays de l'Argent». Ils le donnent...



2- Un manque de stabilité dans la qualité des produits.

Il y a quelques jours, i.e. l'époque où je n'avais pas d'argent, j'ai mis un temps précieux à analyser les sapristi de (longue description du diminutif «sti» --- vous le saviez déjà n'est-ce pas alors je ne vous achalerai plus avec ça. Je vais essayer de trouver d'autres choses.) savons à laver le linge. Style le savon ZÉRO. Parfait pour laver son linge sale en famille....oups...en voyage je voulais dire. En passant, l'occasion est trop belle : faut-il vraiment être en famille pour laver son linge sale ?

Sapristi que je les ai tous analysés. Pendant au moins 20 minutes sans exagérer. J'ai finalement trouvé : lavage à l'eau froide.... à la main... Ça s'appelle LEAP.

Arrivé à la maison, j'ouvre le capuchon et j'en verse dans de l'eau froide. Pour vous donner le vrai feeling, imaginez que, dans une pinte de lait en carton, vous versez de la crème sûre vieillie qui a durcie et quand les motons tombent dans l'eau, ils se transforment en tortillons de fromage de St-Fidèle. Il aurait vraiment fallu que j'achète un savon pour nettoyer le savon. Mais on ne peut pas tout avoir surtout quand on n'a pas d'argent.

Honnêtement, je crois que ce savon à lessive portait son nom (LEAP = SAUT). En versant le savon, j'ai fait tout un saut de voir ça.

3- Tous les bols de toilette ont leur brosse.

Effrayant comment les bols sont mal faits. Ça exigent la brosse toujours et toujours. Dès la naissance, on doit enseigner aux petits nignos de se brosser deux choses : les dents et la bol.

4- Sandales ? Connaît pas...

Effrayant ça aussi... Des baskets oui, des souliers avec talons pour les dames (coquinerie exige) oui... mais des sandalia...connaît pas...

Par contre, ils connaissent le cuir ces Italiens d'Amérique du Sud qui parlent espagnol. La photo plus bas reflète très peu la finesse du cuir et de la coupe et coutures.

Avez-vous vu ? Ils font ça en 4 heures... Faut-y être bons... Ce sont de vrais durs à cuir!



5- Pas juste Paris mais aussi la Ville de Québec...

Vous vous souvenez que je vous ai dit qu'il y a beaucoup de jeunes n'est-ce pas ? (re: pyramide des âges). Alors dites-moi ce que font des jeunes sur la rue ? (oubliez un instant les espadrilles) Réponse : ça n'arrête pas de se bécoter. Et comme les filles de Québec, Boischatel, Beauport, l'Ange-Gardien... Baie St-Paul sont tout aussi belles, elles aussi aiment se bécoter à Québec. Québec avec ses rues étroites, avec ses coeurs débordant d'amour ressemble beaucoup, beaucoup à Buenos Aires.

Et si vous voulez partager mon coeur débordant d'amour, visionnez ce petit film. C'est exactement l'atmosphère dans laquelle je baigne pour vous écrire. J'aimerais aimer...

6- Gros comptes de cellulaires après 20 heures

Dès que la noirceur descend (vers 8h00 à peu près, excusez-moi de vous écoeurer), les femmes seules sur le trottoir sont toujours en train de parler sur leur cellulaire. Parlent-elles à des personnes invisibles dans le but d'éloigner des gros prédateurs remplis d'enthousiasme débordant pour les dames ? Ou parlent-elles vraiment à leur chum pour lui demander de faire livrer du chinois ? Je ne connais pas assez l'espganol pour vous le dire. Une chose est certaine, les chinois doivent faire des affaires d'or si c'est la deuxième hypothèse qui s'avère vraie.

Enfin un des films des musiciens du Cafe...
Pas parfait...
Mais ça donne le feeling




Le guitariste plus en évidence ici...







Musique en provenance du voisin
Le Brésil







Bon après tout ça, c'est pas drôle de parler d'argent... Je vais faire vite. Sans plus. Sur mon papier, il y avait quatre adresses sous le grand titre VISA. J'ai pris la première la plus proche. Arrivé là, il y avait file. Je n'ai plus à vous le dire mais MOÉ j'ai à attendre. J'arrive au comptoir devant le «clerk». Il me demande quelle sorte de chèque de voyages. Réponse VISA. Il fronce des sourcils comme l'autre.

J'avais mon passeport en main, mes chèques de voyage mais la maudite copie qui disait VISA en grosses maudites lettres était dans mon sac. Là, j'ai compris les femmes qui cherchent un cure-dent dans leur sacoche avec une lampe frontale. Il va voir son boss sans que j'aie eu le temps de lui présenter mon cure-dent.

Il revient et il me dit qu'il va accepter de me changer mes chèques mais que ça va coûter 10 $ US par chèque. J'avais 28 chèques de 50 $ US. Ne comptez pas, ça fait 1 400 $ Us que je voulais changer et il me demandait 280 $ US pour ça. De fait, ça fait 25 % de commission.

J'étais furieux. Je me pensais dans de la contrebande. Je vais vous le dire ce que je pensais de cette institution : « Des CROSSEURS ». Et vous êtes bien chanceux d'être épargnés des jurons ou des épithètes jurassiques auxquels j'ai pensé. Ils sont chanceux d'avoir des gardes de sécurité parce que jes les aurais traité de la même manière que j'ai entendue la foule au match de soccer s,exclamer contre l'équipe adverse ; « Puto» (masculin) et « Puta» (féminin). Un doigt d'honneur aurait couronné le tout.

Je file (oui j'achève... je suis aussi écoeuré que vous) vers la deuxième adresse. On me demande 1$ US par chèque. J'aurais voulu être parcimonieux, ne pas tout changer d'un coup... mais les maudites files et qui sait, me dira-ton oui plus tard... J'ai décidé de tout changer même si ce n,est pas prudent de transporter tant d'argent sur soi. dans ma ceinture entourant ma maigrelette bedaine, j'ai 4, 300 pesos (1400 $) et dans mes poches environ 250 $. JE SUIS RICHE, LE MONDE M'APPARTIENT !!!

Je vais vous dire : pour un riche, je me gratte souvent le dos : juste pour vérifier si le magot est toujours là.

Mes amis, j'ai de la difficulté à vous envoyer le film que j'ai pris des musiciens qui jouaient ici au Cafe republica pendant que je vous écrivais.. Je suis au maximum de la pointe du serveur (ordinateur occupé quoi --- pas le waiter). Plus tard je vous enverrai le film et plusieurs photos de la journée. Peut-être d'autres films. Revenez donc voir cette page. Elle vous plaira.

Mes amis, vous êtes dans mes bagages. Je vous ai invités à l'être et vous avez accepté en lisant les péripéties de Snorow. Je vous porte tous et toutes dans mon coeur en écoutant parmi les meilleurs musiciens d'Argentine. Espérant que les films que je vous transmettrai auront autant d'effet que sur moi.

Incidemment.... je vous confie une primeur : je suis en train de vous préparer une surprise que vous aimerez bien. Elle vous permettra de mieux connaître la culture du vrai monde ici...

Hasta Wyagamak (ben koi ? ... je ne peux pas saluer le monde qui travaille à la Wyagamak de Trois-Rivières maintenant ? ). OK... Hasta Kruger de Longue Rive d'abord.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Hola Guido!

Hey c'est pas juste, t'as fini ton reportage et on ne sait pas encore comment t'as fait pour te trouver des posoutos...
En tout cas ton reportage d'hier est encourageant. On voit un peu plus de civilisation tel que la belle madame en bikini et le resto chic. J'espère que c'était bon.
Continue d'aller bien et hasta manana

Dada

Anonyme a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Anonyme a dit…

huh? kossé ca ce commentaire là qu'on comprend rien!

pis heille... VIVE LE CASH!!!! hahahaha

Content de voir que tout cet épisode est finalement résolu! Enfin, tu vas pouvoir régner sur Buenos Aires! hehehe

PDJ mon papa! (et non pas DPJ!)