samedi 27 octobre 2007

Les préparatifs... pas les préservatifs là !

Dossier santé

Les vaccins sont comme les artistes : ils aiment les rappels. Depuis trois mois qu'une charmante infirmière du Centre de Santé des Nord-Côtiers des Escoumins me suit. Merci de m'avoir innoculé contre toutes les bibittes passées, présentes et à venir.

Mon médecin de famille n'a pas pris de chance : il a ordonné une colonoscopie. Il suffit que vous disiez que vous partez à l'étranger pour l'éternité pour que le centre hospitalier vous donne un rendez-vous le lendemain quasiment.

Le docteur L., éminent spécialiste, m'a confié devant témoins (les deux infirmères présentes) qu' « il aimait faire mal aux autres et que, le plus heureux de la chose, c'est qu'il était payé pour ce faire ! ». Merci docteur de m'avoir si bien détendu pour l'examen !

Les vêtements


Des vêtements Indiens qui viennent de France !

Ben Koi ? C'est comme les tapis de Turquie faits en Angleterre

Je pense que je suis en train de me féminiser. Non.... détrompez-vous... je n'ai pas dit de rempirer mon sort...

Mais je planifie mes vêtements de voyage comme une femme. Un homme passe en revue sa garde-robe à la vitesse d'une tornade. Il ne prend que ce qu'il a besoin. S'il lui manque un morceau, il va se l'acheter. La femme, elle, va s'acheter des morceaux au cas qu'il lui en manque ! Elle aime aussi prévoir son effet dans le prochain milieu qu'elle vivra.

Et bien moi, je me suis demandé quel effet je pourrais donc produire au Pays de l'Argent ? Tiens... pourquoi pas celui d'un homme Nordique ? J'ai donc pensé à m'habiller en Indien ? Vite sur le Net... magasinage virtuel oblige. Je trouve une veste indienne avec de la vraie frange... et, à la même boutique, un beau sac indien. Je passe la commande et je fais livrer le tout à Montréal chez Sabine Éléonore. J'appelle aussitôt Sabinette pour lui demander la faveur de m'appeler quand elle ouvrira le paquet.




Rencontre avec une représentante du domaine «pubique»

Le même soir que mes achats des plus féminins, je vais dans un bar (il y en a juste deux à Tadoussac --- pas facile de protéger la confidentialité (hi ! hi !)). Je rencontre une gentille Européenne qui vient à chaque saison nous visiter depuis une dizaine d'années. Je suis content de lui parler de mon «bargain» et de ma stragégie vestimentaire que j'envisageais. Elle me regardait comme si j'étais le plus grand pollueur de la planète. C'était de la fausse représentation selon elle car je n'étais pas indien. Si elle avait su comment c'est simple de se procurer la «petite carte d'Indien» ! Tu as juste à prouver que ton arrière-grand mère chiquait...

Elle me dit qu'elle est une scientifique : ça me prouvait bien qu'elle n'était pas du tout versée dans le domaine des relations publiques. Elle était davantage orientée vers les relations «pubiques» à voir comment elle était habillée.

J'ai demandé à cette gentille dame comment elle me souhaitait habillé pour bien représenter ma race : en chemise à carreaux rouges ? avec une canne de sirop d'érable sur la tête ? pis des cretons dans les oreilles ? elle ne me répondait pas... mais j'observais que son rythme de gorgées de bière augmentait considérablement.

Habillée comme elle était, elle a dû retourner bredouille chez elle. J'aurais dû lui dire que je ne veux pas rester bredouille, moi, et que tant mieux si une Espagnole sur 36 millions me trouve assez charmant pour s'intéresser à moi. Elle aurait peut-être compris ça aussi scientifique qu'elle était...

Sabinette appelle

Moi : « Pis ? »

Sabinette : « Mais donne-moi le temps d'ouvrir le paquet ? »


Moi : « Ben koi ? »

Sab: - « Je viens de sortir le sac..»

Moi : « Pis ? »

Sab: - « Disons qu'il faut aimer ce genre-là...»

Je commençais avoir le caquet bas...

Moi: - « Pis la veste, elle ? »

Sab: - « Il fait chaud pour porter ça à mon avis là-bas...»

Il était rendu à terre le caquet... Je n'avais pas eu le temps de m'habiller en Indien que j'avais déjà perdu toutes mes plumes...

Bof... au moment d'écrire ces lignes, je n'ai pas encore vu de visu ou avec visou les fameuses pièces en cuir (est-ce qu'on dit des «cuirassées» dans ces cas-là ?) étant donné que je suis encore à Tadoussac. J'espère juste que Sabine Éléonore erre dans son jugement ; hum ! c'est bien bien rare que ça lui arrive --- mes chances sont très minces. Et si elle a raison, je ne sortirai que la nuit quand il fera frais : je me ferai appeler le «Le dernier des Mohicans de Buenos Aires». « Tsé... l'Indien déplumé --- Ah oui je sais de qui tu parles». Ça ne devrait pas être difficile à réaliser : je me suis pratiqué ici à Tadoussac ! Demandez-le à tous mes concitoyens : ça leur en prendrait pas gros pour qu'ils me déplument !

Trêve d'apitoiements sur mon propre sort, je ne vous ai pas encore parlé de mon sac à dos. Je ne peux pas encore vous le montrer, il est chez la couturière. Il sera prêt dans environ 48 heures (des heures martiennes non pas terrestres là). Mais je peux tout de même vous montrer de quoi il sera fait : voyez-vous plus bas le teepee que nous avons fait dans un coin de la cour tout près des deux poêles Bar-B-Q ? Remarquez les peaux au sommet du teepee. Ce sont des peaux de chevreuil. Bien, je les ai apportées à la meilleure couturière de Tadou. Et elle va me coudre des petits orignaux à l'arrière pour convaincre les Argentins que je ne viens pas du Bengladesh.


Je devais manquer pas mal de peau pour en voir partout comme ça !


Ma couturière a bossé beaucoup. Voici ce que ça donne :




Les chèques de voyage

Mesures de précaution, je me fais faire des chèques de voyages pour la durée de mon séjour : environ 12 $ puisque je jeûnerai beaucoup. Au même endroit, je me procure Le Guide du Routard pour l'Argentine.

Tellement occupé à signer les chèques de voyages que j'enfouis le livre dans mes poches pour lecture ultérieure.

Le lendemain, j'ai rendez-vous avec un médecin question de vérifier l'huile et la pression des pneus dans le body. Dans la salle d'attente, je prend plaisir à ouvrir le Guide du Routard pour la première fois. À propos de l'argent, le guide déconseille les chèques de voyages. Ça commence bien...

On y explique que le peuple argentin a tellement souffert des crises économiques et des dévaluations qu'ils n'ont plus confiance en rien - gouvernement, monnaie. Il y a encore deux régions distinctes en Argentine où ils se font fait leur propre monnaie locale pour se protéger des gouvernements qui n'arrêtaient de dévaluer l'argent. C'est dire. Donc tout ce qui compte, c'est le cash à moins que tu ailles dans une grande banque changer tes chèques de voyage avec une très longue fille d'attente semble-t-il.

Je suis donc allé à ma banque et j'ai pratiquement tout changer mes chèques de voyages contre de l'argent américain. Je pourrai tirer par carte bancaire des sous en argent américain et ils me seront donnés en pesos argentins par le guichet automatique. La devise américaine « In God We Trust, Others Pay Cash » s'appliquerait bien aux Argentins.

Le party de départ

La veille de mon départ, tous les Poupous (Papa, Poupounette, Poupou, Poupoune) s'en sont donnés à coeur joie chez Fannie, Martin et Liam (faut toujours ajouté son nom maintenant). Voyez par vous-mêmes...









dimanche 21 octobre 2007

Ben oui... Pourquoi l'Argentine ?

Cliquez sur la carte pour l'aggrandir

C'est mon grand ami Roland qui m'a convaincu d'aller en Argentine. Je vous explique :

Aux trois-quarts de la saison d'un gîte, l'écoeurantite commence à te miner : les vrais sourires aux invités commencent parfois à devenir des sourires de chinois... Comme m'a dit une très charmante hôtesse d'un restaurant chic de Tadoussac, «tu commences à te mettre sur le robot !»

De fait, tu éprouves la nostalgie de voir tes invités s'empiffrer pour trois jours au déjeuner et ensuite aller profiter du soleil (quand il y en a, me direz-vous!) soit en croisière ou en randonnée. Toi, tu restes à l'intérieur de ton gîte à la bonne gestion de celui-ci.

Récupérer le soleil manqué !

Il te passe par la tête le désir de reprendre ce soleil manqué. Alors tu interroges tes invités qui souventes fois ont voyagé tellement plus que toi-même: « Après la saison, où me conseilleriez-vous d'aller pour récupérer le soleil perdu ? ».

Leurs réponses s'éloignent toujours de leur propre pays: « Ah non pas en France, c'est froid au Nord et trop frais dans le Midi... pas en Espagne ni en Italie non plus, il fait froid aussi entre novembre et mars... Il y aurait toujours la Grèce, l'Égypte...». Je me disais à quoi ça me servirait d'apprendre l'Égyptien ou le Grec. J' ai fait du grec ancien au collège et ça ne m'a pas beaucoup aidé ici à Tadoussac !

Je me suis donc rabattu sur les Amériques du Sud et Centrale. Du moment que je sois proche de l'Équateur ou au sud de celui-ci, ça me plairait : le soleil serait au rendez-vous puisque c'est leur été là-bas pendant que nous, nous sommes en hiver. Le Costa Rica m'intéressait beaucoup selon cette perspective. Trois mois au Costa Rica, WOW !... Ça me plaisait vraiment comme possibilité. Tellement à la mode le Costa Rica.... J'avais même l'impression d'être le seul à n'y être jamais allé !

Je n'ai même pas considéré le Guatemala depuis que j'ai appris d'un ami qui a marié une guatémaltèque que les seuls endroits sécuritaires sont pratiquement juste les zones touristiques officielles. D'ailleurs son propre beau-père s'est fait descendre en 2006. Je n'ai pas encore envie de faire ce genre de voyage !

Oui...oui... Roland s'en vient dans l'histoire...

Un beau jour.... c'est vous mentir.... Un beau soir... Roland, grand directeur général d'hôpital à sa retraite - il est parti dans le bon temps quant à moi - m'appelle. Je lui confie mon désir de foutre le camp au Costa Rica pour trois mois cet hiver. Il me répond qu'il faut beaucoup mais beaucoup aimer les oiseaux. En effet, toujours selon Roland et non sa mère, un long séjour au Costa Rica pourrait devenir ennuyant; le pays est petit aussi merveilleux et florissant soit-il. Pour être aux petits oiseaux aussi longtemps, l'Argentine est préférable selon lui. Ainsi soit-il.

Il faut vous dire que j'ai une grande confiance en Roland.... sa mère je ne l'ai pas connue. Nous avons travaillé sur des contrats de consultation dans le milieu de la santé et hospitalier tant ici au pays qu'au Moyen-Orient pendant plus de 15 ans. Je n'ai pas rencontré plus brillant que lui encore, il pète vraiment le feu. Les voyages, ça lui connaît. S'il n'a pas fait 100 excursions hors Canada dans plus de 30 pays, je me trompe de peu. Vous comprenez pourquoi qu'il a une main invisible sur une agence de voyages maintenant. Mais il ne me fera pas de faveur pour autant.... détrompez-vous !

Compte tenu de son conseil, je me suis donc mis à lire sur l'Argentine :


  • 36 millions de population: tiens...tiens... 4 millions de plus qu'au Canada.
  • 50 % de la population à Buenos Aires: comme si Montréal avait 15 millions de citoyens.
  • Tous les climats y existent puisque l'Argentine s'étend du nord au sud sur 3 600 kilomètres. Et comme il est situé dans l'hémisphère Sud, c'est le nord qui est subtropical. En somme, «Aller dans le Nord» comme on dit ici, c'est aller à la chaleur pour eux autres tandis qu'«Aller dans le Sud» ce n'est pas les Pays Chauds comme on dit ici, au contraire, il y fait froid comme ici. Le sud de l'Argentine, la Patagonie, si extraordinaire semble-t-il (c'est normal, il y a des baleines, des phoques pis des pingouins !!! ça ressemble à Tadoussac ça...tiens...tiens...) est froide et ressemble de beaucoup à notre climat nordique. C'est le cas de le dire, il faut fonctionner la tête à l'envers.
  • Ce fut déterminant pour moi dans mes lectures : il n'y a pas de cuisine mexicaine graissouze ! Fajitas, tacos, l'Argentine ne connaît pas ! C'est le pays du bon vin et de la viande... Et une viande d'aussi bonne qualité que le meilleur boeuf de l'Ouest canadien. C'est juste s'il ne t'en serve pas au déjeuner semble-t-il... Ce sera à voir...
  • Et qui a fait pousser le boeuf en Argentine ? Les Allemands. Et le vin ? Les Italiens. Nous en sommes à la deuxième génération d'Allemands et d'Italiens qui sont venus pendant ou après la deuxième guerre mondiale. Vous comprenez pourquoi maintenant les trains, les autobus et le métro de la capitale sont toujours à l'heure... Ça me plaît une telle société... Un peu d'ordre et de propreté pour tes vacances te les font apprécier davantage, me semble.

  • Quant au poisson, ils doivent certainement en manger avec les 4 800 km de littoral qu'ils possèdent sur l'Atlantique. Mais ils n'ont pas le bon crabe de la Côte-Nord, ça j'en conviens... Mais je ne suis tout de même pas pour m'empêcher de passer des vacances là parce qu'ils n'ont pas de crabes de la Côte-Nord.... pensez-y un peu. De toute façon, je serai de retour ici pour la prochaine saison du crabe, soyez-en certains.

  • Avez-vous remarqué la localisation stratégique de ce pays : il possède des frontières communes avec l'Uruguay,le Paraguay, le Brésil, la Bolivie et le Chili. Intéressant n'est-ce pas pourvu que vous sachiez que vous avez besoin d'un visa en plus de votre passe-peur...passeport.... excusez... por favor

  • Ah ! J'oubliais un petit détail motivant : la bière coûte moitié moins chère qu'à Tadoussac même si tu es membre à l'Auberge de Jeunesse de Tadoussac, c'est pas peu dire; imaginez... à l'Auberge c'est déjà pas cher. Tout le reste dans le pays est tout aussi peu cher sauf dans la fameuse Patagonie, semble-t-il.

Mais vous me donnez à penser : sur 4 800 kilomètres, il doit y avoir des belles plages aussi... Qu'en pensez-vous ? J'espère qu'il n'y a pas trop d'Espagnoles sur ces plages.

Voici ce que j'ai pu glaner en vrac à ce propos pour me motiver mentalement... Ce sont des photos de Mar Del Plata (sur l'Atlantique) à 400 km de la capitale de Buenos Aires.

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samedi 20 octobre 2007

Au Pays de l'Argent



Embarquez-vous dans mes bagages ?

Un voyage en Argentine pendant 123 jours ? Voyage virtuel... on s'entend... c'est ce qui vous est proposé ici. Votre guide n'a jamais mis les pieds en Argentine tout comme vous probablement. Ça va être beau !

Oui je sais... Ç'aurait été beaucoup plus romantique si le titre avait été "Au Pays du Tango". Mais je ne sais pas encore le danser... À quoi bon en parler. Quant au "Pays de l'Argent", c'est que je n'en ai pas que j'en parle tant ! Vous comprenez mon titre maintenant.



L'Obélisque dans la capitale Buenos Aires

On dirait les Champs-Élyzées du Sud !


Pas trop l'air du Tiers Monde
Fiou ! J'ai eu peur pour mon voyage...

Décider à l'avance de publier mon carnet de voyage m'a demandé beaucoup de réflexion et de consultations. Pas facile comme décision si tu t'obliges à tout rapporter... surtout les conneries que tu fais... (hum!). Mais les gens commencent à être endurcies maintenant aux miennes.... C'est encourageant !

Yé ! Je vaux 5 M $

Sans compter que les possibilités de conneries s'étaleront sur quatre (4) mois, soit du 9 novembre au 9 mars, i.e. 123 jours d'après les savants calculs de mon vendeur d'assurance-santé. La compagnie d'assurances ose m'assurer pour 5 millions ! Y avez-vous pensé la valeur que j'ai pour la première fois de ma vie ?

La loi des billets d'avion contraire à la gestion d'un gîte

L'achat des billets (Montréal-Buenos Aires via Toronto) s'est fait précipitamment avant-hier quand mon conseiller m'a informé que pour le départ du 8 novembre, le prix du billet est de 2 900 $, que pour le 7 novembre, il en va de même. Oups, le 9 novembre, il est de 1 100 $ sans toutes les taxes bien entendu. Dire que j'avais vu 880 $ il y a un mois et demi. Bon... il fallait faire vite.

Quand tu tiens un gîte, tu demandes la tarification standard aux premiers arrivants et quand ton gîte est assez bien rempli et qu'il se fait tard, tu baisses parfois tes prix pour intéresser le dernier passant de la soirée.

En aviation commerciale, c'est le contraire: on s'assure d'une bonne petite base à pas trop cher comme mon 880 $ par exemple. Une fois cette base bien remplie, on augmente les prix jusqu'au triple.

90 minutes d'envolée de Montréal à Toronto et ensuite 16 heures et demie d'envolée Toronto- Buenos Aires. C'est le cas de le dire, j'aurai la tête à l'envers.

Bien beau tout ça mais pourquoi avoir choisi l'Argentine ?

Blog à part, c'est l'objet du prochain blog. Cliquez ici pour vous y rendre tout de suite.