Les vaccins sont comme les artistes : ils aiment les rappels. Depuis trois mois qu'une charmante infirmière du Centre de Santé des Nord-Côtiers des Escoumins me suit. Merci de m'avoir innoculé contre toutes les bibittes passées, présentes et à venir.
Mon médecin de famille n'a pas pris de chance : il a ordonné une colonoscopie. Il suffit que vous disiez que vous partez à l'étranger pour l'éternité pour que le centre hospitalier vous donne un rendez-vous le lendemain quasiment.
Le docteur L., éminent spécialiste, m'a confié devant témoins (les deux infirmères présentes) qu' « il aimait faire mal aux autres et que, le plus heureux de la chose, c'est qu'il était payé pour ce faire ! ». Merci docteur de m'avoir si bien détendu pour l'examen !
Les vêtements
Des vêtements Indiens qui viennent de France !
Ben Koi ? C'est comme les tapis de Turquie faits en Angleterre
Ben Koi ? C'est comme les tapis de Turquie faits en Angleterre
Je pense que je suis en train de me féminiser. Non.... détrompez-vous... je n'ai pas dit de rempirer mon sort...
Mais je planifie mes vêtements de voyage comme une femme. Un homme passe en revue sa garde-robe à la vitesse d'une tornade. Il ne prend que ce qu'il a besoin. S'il lui manque un morceau, il va se l'acheter. La femme, elle, va s'acheter des morceaux au cas qu'il lui en manque ! Elle aime aussi prévoir son effet dans le prochain milieu qu'elle vivra.

Rencontre avec une représentante du domaine «pubique»
Le même soir que mes achats des plus féminins, je vais dans un bar (il y en a juste deux à Tadoussac --- pas facile de protéger la confidentialité (hi ! hi !)). Je rencontre une gentille Européenne qui vient à chaque saison nous visiter depuis une dizaine d'années. Je suis content de lui parler de mon «bargain» et de ma stragégie vestimentaire que j'envisageais. Elle me regardait comme si j'étais le plus grand pollueur de la planète. C'était de la fausse représentation selon elle car je n'étais pas indien. Si elle avait su comment c'est simple de se procurer la «petite carte d'Indien» ! Tu as juste à prouver que ton arrière-grand mère chiquait...
Elle me dit qu'elle est une scientifique : ça me prouvait bien qu'elle n'était pas du tout versée dans le domaine des relations publiques. Elle était davantage orientée vers les relations «pubiques» à voir comment elle était habillée.
J'ai demandé à cette gentille dame comment elle me souhaitait habillé pour bien représenter ma race : en chemise à carreaux rouges ? avec une canne de sirop d'érable sur la tête ? pis des cretons dans les oreilles ? elle ne me répondait pas... mais j'observais que son rythme de gorgées de bière augmentait considérablement.
Habillée comme elle était, elle a dû retourner bredouille chez elle. J'aurais dû lui dire que je ne veux pas rester bredouille, moi, et que tant mieux si une Espagnole sur 36 millions me trouve assez charmant pour s'intéresser à moi. Elle aurait peut-être compris ça aussi scientifique qu'elle était...
Sabinette appelle
Moi : « Pis ? »
Sabinette : « Mais donne-moi le temps d'ouvrir le paquet ? »
Moi : « Ben koi ? »
Sab: - « Je viens de sortir le sac..»
Moi : « Pis ? »
Sab: - « Disons qu'il faut aimer ce genre-là...»
Je commençais avoir le caquet bas...
Moi: - « Pis la veste, elle ? »
Sab: - « Il fait chaud pour porter ça à mon avis là-bas...»
Il était rendu à terre le caquet... Je n'avais pas eu le temps de m'habiller en Indien que j'avais déjà perdu toutes mes plumes...
Bof... au moment d'écrire ces lignes, je n'ai pas encore vu de visu ou avec visou les fameuses pièces en cuir (est-ce qu'on dit des «cuirassées» dans ces cas-là ?) étant donné que je suis encore à Tadoussac. J'espère juste que Sabine Éléonore erre dans son jugement ; hum ! c'est bien bien rare que ça lui arrive --- mes chances sont très minces. Et si elle a raison, je ne sortirai que la nuit quand il fera frais : je me ferai appeler le «Le dernier des Mohicans de Buenos Aires». « Tsé... l'Indien déplumé --- Ah oui je sais de qui tu parles». Ça ne devrait pas être difficile à réaliser : je me suis pratiqué ici à Tadoussac ! Demandez-le à tous mes concitoyens : ça leur en prendrait pas gros pour qu'ils me déplument !
Trêve d'apitoiements sur mon propre sort, je ne vous ai pas encore parlé de mon sac à dos. Je ne peux pas encore vous le montrer, il est chez la couturière. Il sera prêt dans environ 48 heures (des heures martiennes non pas terrestres là). Mais je peux tout de même vous montrer de quoi il sera fait : voyez-vous plus bas le teepee que nous avons fait dans un coin de la cour tout près des deux poêles Bar-B-Q ? Remarquez les peaux au sommet du teepee. Ce sont des peaux de chevreuil. Bien, je les ai apportées à la meilleure couturière de Tadou. Et elle va me coudre des petits orignaux à l'arrière pour convaincre les Argentins que je ne viens pas du Bengladesh.

Ma couturière a bossé beaucoup. Voici ce que ça donne :

Les chèques de voyage
Mesures de précaution, je me fais faire des chèques de voyages pour la durée de mon séjour : environ 12 $ puisque je jeûnerai beaucoup. Au même endroit, je me procure Le Guide du Routard pour l'Argentine.
Tellement occupé à signer les chèques de voyages que j'enfouis le livre dans mes poches pour lecture ultérieure.
Le lendemain, j'ai rendez-vous avec un médecin question de vérifier l'huile et la pression des pneus dans le body. Dans la salle d'attente, je prend plaisir à ouvrir le Guide du Routard pour la première fois. À propos de l'argent, le guide déconseille les chèques de voyages. Ça commence bien...
On y explique que le peuple argentin a tellement souffert des crises économiques et des dévaluations qu'ils n'ont plus confiance en rien - gouvernement, monnaie. Il y a encore deux régions distinctes en Argentine où ils se font fait leur propre monnaie locale pour se protéger des gouvernements qui n'arrêtaient de dévaluer l'argent. C'est dire. Donc tout ce qui compte, c'est le cash à moins que tu ailles dans une grande banque changer tes chèques de voyage avec une très longue fille d'attente semble-t-il.
Je suis donc allé à ma banque et j'ai pratiquement tout changer mes chèques de voyages contre de l'argent américain. Je pourrai tirer par carte bancaire des sous en argent américain et ils me seront donnés en pesos argentins par le guichet automatique. La devise américaine « In God We Trust, Others Pay Cash » s'appliquerait bien aux Argentins.
Le party de départ
La veille de mon départ, tous les Poupous (Papa, Poupounette, Poupou, Poupoune) s'en sont donnés à coeur joie chez Fannie, Martin et Liam (faut toujours ajouté son nom maintenant). Voyez par vous-mêmes...
Tellement occupé à signer les chèques de voyages que j'enfouis le livre dans mes poches pour lecture ultérieure.
Le lendemain, j'ai rendez-vous avec un médecin question de vérifier l'huile et la pression des pneus dans le body. Dans la salle d'attente, je prend plaisir à ouvrir le Guide du Routard pour la première fois. À propos de l'argent, le guide déconseille les chèques de voyages. Ça commence bien...
On y explique que le peuple argentin a tellement souffert des crises économiques et des dévaluations qu'ils n'ont plus confiance en rien - gouvernement, monnaie. Il y a encore deux régions distinctes en Argentine où ils se font fait leur propre monnaie locale pour se protéger des gouvernements qui n'arrêtaient de dévaluer l'argent. C'est dire. Donc tout ce qui compte, c'est le cash à moins que tu ailles dans une grande banque changer tes chèques de voyage avec une très longue fille d'attente semble-t-il.
Je suis donc allé à ma banque et j'ai pratiquement tout changer mes chèques de voyages contre de l'argent américain. Je pourrai tirer par carte bancaire des sous en argent américain et ils me seront donnés en pesos argentins par le guichet automatique. La devise américaine « In God We Trust, Others Pay Cash » s'appliquerait bien aux Argentins.
Le party de départ
La veille de mon départ, tous les Poupous (Papa, Poupounette, Poupou, Poupoune) s'en sont donnés à coeur joie chez Fannie, Martin et Liam (faut toujours ajouté son nom maintenant). Voyez par vous-mêmes...


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