Faut vous dire que j’ai été pas mal chanceux d’être assis à côté d’un camionneur sur le trajet Montréal-Toronto : il n’arrêtait pas de me demander l’heure en espagnol tellement il avait hâte de rentrer au Chili. Très bon professeur pour faire répéter les nombres !
Premières impressions qui vous sont livrées sur une terrasse donnant sur l’Obélisque avec une grosse bière (1 litre) à 8 pesos (2.75 $ Cd) en attendant que l’orage passe.
La dernière demi-heure avant d’atterrir à Santiago est impressionnante et surprenante : on suit la Cordillère des Andes avec sa série de montagnes enneigées serrées les unes contre les autres; on dirait que l'ensemble de leurs pics serrés et tous blancs ressemblent à des gros crocs d’un animal. Mais tu cherches la civilisation, tu ne vois pas grand chose. On dirait que tu atterris à Berthierville… Pourtant Santiago, la capitale du Chili, possède 5 millions d’habitants. Probablement tous sortis…. Ils trouvaient que ça ne valait pas la peine de m’accueillir sur leur sol…. Peut-être… Vous savez… quand on vient de la ville, on peut s’attendre à tout…
Blague à part, l'aéroport est entouré de belles montagnes. Vraiment beau. voyez l'image sur laquelle vous pouvez cliquer pour l'aggrandir.
L’Aéroport de Buenos Aires, pour sa «port», n’est pas bien différente de l’Aéroport de Montréal en taille et en similitude. Le papier de toilette est aussi mince que celui que l’on peut trouver dans les gîtes du Québec !
Dès que je suis sorti de l’avion, j’ai franchi la première barrière, à savoir l’accueil fait par le Ministère de l’Intérieur. Ensuite, je me suis dit qu’il valait la peine que j’aille faire mon pipi et aller chercher tout de suite mes devises argentines à la Banco de Nacion Argentina, comme me l’a suggéré mon voisin de voyage argentin. J’irais ensuite chercher mon sac à dos ensuite… Quelle erreur ! D’abord je me suis perdu, je n’ai pas retrouvé mon chemin vers les bagages. J’ai dû retourner au comptoir d’Air Canada : attriqué comme j’étais, tout le monde riait, l’Indien n’était pas juste déplumé mais il était égaré !

Toujours est-elle que j’arrive à mon bagage… Pauvre petit paquet... il était tout sale (il est encore sale au moment d’écrire ces lignes --- le coeur me lève). Il a dû tourner et tourner sur la rampe des bagages. Je n’avais pas prévu ça. Demain, opération nettoyage de cuir. Cliquez sur l'image pour apprécier la qualité graphique des annonces murales.
J’ai finalement pris un taxi toujours sur la recommandation de mon voisin de voyage. C’est facile parce que la compagnie de taxi possède un kiosque très visible dans l’aéroport. 78 pesos (semblable à 25 $ de Dorval à Longueuil).
Buenos Aires veut dire Bon Air…. Et c’est vrai… Toutes proportions gardées, bien entendu. Il y a tout de même 12 millions d'habitants. Ce n’est pas l’air deTadoussac ou de sa cousine ici la Patagonie. Je craignais que ça sente le gazoil… mais non…. Remarquez que la température avait été ajustée pour ma petite veste d’indien : il faisait un nuageux 17-18 degrés. À 40 degrés comme en janvier et février qui viennent, la chanson et l’air surtout est peut-être différente.
Présentement, c’est 7h45 et il fait encore clair. Je suis dans ma terrasse…. J’ai fini ma bière, j’attends ma pizza «pour emporter» ( je ne pourrais pas vous répéter ce que le garcon de table m’a dit pour résumer ça en espagnol… Whatever…. Il fait froid…. Avis à ceux et celles que ma petite veste me disait qu'elle pourrait être insupportable…(hi…hi…))
C'est vrai que les Argentins sortent juste en gang (famille ou amis du travail). Ils ne sortent pas en bas de 5 ou 6 à la fois. Peut-être est-ce pour économiser sur les pointes de pizza... God knows...
L'arrivée au B&B et à ma chambre
Pour une meilleure saveur du gîte, allez voir http://www.bedandbreakfastclan.com.ar. C'est une référence du Routard : 38 $ Cd, chambre de bain privée, Internet sans fil et, bien entendu, le petit déjeuner de 8h à midi. C'est super central et, au surplus, il te vende la grosse bière un gros 5 pesos (environ 1.75 $ Cd).
Mais...
Quand tu photographies la vieile pipe de ton grand-père et que tu la mets sur Internet, c'est donc rétro et culturel. Tu ne sens pas le vieux tabac, tu ne sais pas qu'elle n'a jamais été nettoyée et puis quand tu la regardes de près, tu te rends compte qu'elle n'est pas si reluisante que ça : ce sont les effets du projecteur de la caméra qui faisaient ça.
Même chose ici: B&B super central qui appartient à une architecte qui ne vient jamais because plusieurs se donnent la relève ici à la réception : 18 chambres en tout. Pas de couvre-feu mais tu dois remettre ta clé avant de partir comme en Europe. Il y a toujours quelqu'un 24 h sur 24 h. Vieux bâtiment avec des plafonds super hauts mais pas rafraîchis du tout. Comme miroir derrière le lavabo, un contreplaqué peinturé vert olive avec quelques tuiles de céramique collées ici et là !Ensomme, tout ce qui est dépeint sur Internet est vrai. Il y manque uniquement la vétusté ! Et j'ai trouvé la définition de vétusté : c'est quand le silicone de ta baignoire n'a pas été changé depuis 10 ans. De blanc, il est rendu rouille.
La lampe sur ma table de travail ne fonctionne pas. L'employé n'a pas réussi à faire quoi que ce soit même après avoir changé l'ampoule. Mes adaptateurs électriques ne fonctionnent pas ici même s"ils sont bons pour l'Europe. Le gîte n'en a plus tellement ils enont prêté, semble-t-il. Faut savoir que l'ancienne électricité de l'Argentine fonctionne encore à certains endroits dont ici et qu'elle nécessite sa propre adaptation.L'employé est très découragé. Il croit que je n'aurai pas d'adaptateur avant lundi. Je mets mon ordi dans une taie d'oreiller avec tout le pataclan électrique et je quitte les lieux. J'ai trouvé.
C'est pourquoi vous pouvez me lire présentement. Adios. J'espère que l'on dit et écrit ça comme ça. Je préfère vous donner mes souhaits en québécois ce soir :
A Plusso !
PS: je viens d'acheter un billet pour aller au football demain avec guide svp ! Faute de baleine ici, ils font des croisières au soccer et au Tango ! C'est vrai. Je peux acheter mes billets ici au gîte.
J'oubliais aussi de dire que je couche au-dessus ET en face de deux discothèques. Comme quoi qu'un proprio de gîte peut se faire fourvoyer par un autre gîte même s'il s'est appuyé sur le Guide du Routard... Tsé veu dire !
J'ai déjà hâte au déjeuner...

3 commentaires:
Mon beau papa...quelle histoire! Le voyage a dû être long malgré tout, pour reprendre tes belles paroles à ton départ: est-ce qu'il y a un moment où tu t'es dit...ben ça l'a passé vite!
Maudite affaire, de l'argent perdu dans les airs...non non non, y en est pas question. La petite madame de la banque Laurentienne était dont certaine qu'il fallait payer au nom de la compagnie, et poutant, le e-mail était très clair! Ce n'est donc pas de la faute de personne, faute de malentendu! Au moins, tu as eu ta chambre.
Tu sais comment tu es chanceux d'aller voir un match, là je serais bien à tes côtés maudit! Pense à moi! XXX je t'aime fort
Allo Grand Chef!
Je viens de prendre de tes nouvelles et je suis heureuse que tout se passe quand même assez bien, malgré quelques petit pépins. Pour ton sac en cuir ou suède tu peux aller chez un magasin de soulier et acheter un produit pour le cuir ou un efface pour le suède qui enlève les taches. Sinon pour le suède, un papier sablé fin fait très bien l'affaire.
D'après ce que j'ai lu tu es allé à une partie de soccer. J'en connais une qui doit être jalouse...
Repose toi bien en buvant una buena cerveca, senor snorow!
Et fais attention aux petites madames!
À bientôt
Bizou
Dada
Évidemment, un aller bourré d'anecdotes! Moi je m'en fous de la game de soccer, ce qui m'intéresse c'est le litre de biere à 2.75$! hahaha
Sans farce, content que tu te sois déjà fait connaissances, avec qui tu partageras une tradition de divertissement argentin!
Pour ton sac, en revenant, fais le donc emballer dans du plastique! Ca coute 8$ pis ca va éviter de le salir! Méchante affaire!
Profites en en masse! On pense à toi pis on est jaloux en sti!
Vic et Vic xx
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