dimanche 11 novembre 2007

Primero Dia

Avant d’entreprendre le récit du primero dia, il faut faire une correction : la discothèque en face de ma chambre, du moins ce que je croyais en être, une s’avère plutôt l’école du pays pour les jeunes Argentins désireux d'apprendre le tango. Je comprend la longue file d’attente à leur entrée et le silence quasi absolu après leur sortie.

J'ai trouvé une définition «dégueu» pour la vétusté, allez la voir au chapitre intitulé «Rendu ». Ouache !»

Le petit déjeuner

Quant au déjeuner de ce matin, je me suis vraiment ennuyé des déjeuners du Roupillon : une petite assiette t’attend avec une tranche de pain blanc, une autre brune et un simili petit pain au four roulé. Pas d’entrée. J’avais vu en passant devant la petite cuisine (on a le droit d’y aller, c’est là qu’ils rangent la bière et l’eau au frigo --- j’y vais juste pour l’eau), j’avais vu, dis-je, des œufs dans des «crates» sur le comptoir.

Comme j’avais faim, je me suis dit que ça allait être bon. Je me suis assis et j’attendais que la jeune fille me demande comment je désirais mes œufs. Je lui parlais et elle me comprenait pas. Le dictionnaire n’était pas assez vite pour elle Le préposé à la réception est venu à son secours. Il m’a dit que ce n’était pas la journée des œufs. « Magnana» a-t-il dit. Je ne trouvais pas ça tellement magnanime moi. Je n’avais pratiquement pas mangé ma pizza la veille tellement elle n’était pas bonne. J’en fus quitte pour manger mes petites céréales avec mes deux petites toasts. Comme garniture, de la gelée de fraises qui ont gelé et un genre de beurre entre le beurre d’érable et je ne sais pas quoi d’autre.

Pour conclure, j’ai hâte au déjeuner de demain. Je n’ai pas remarqué si les œufs sont restés sur le comptoir toute la journée. Disons que vers deux heures cet après-midi, je suis allé me chercher un café et j’ai échappé du lait en le versant. J’ai pris la guenille de l’évier pour ramasser mon lait; les mouches à fruit volaient en abondance, elles avaient été dérangées dans leur sieste, excusez-moi, leur roupillon. N’ayez crainte, je crois que c’est leur saison : j’en ai rencontré au très bon restaurant d’où je vous écris. Je crois qu’ils ont ont la mauvaise habitude de conserver leurs bananes sur le comptoir trop longtemps.

Mais consolation entre toute consolation : en revenant à ma chambre mon lit était fait même si je suis là pour deux jours. Ce fut très apprécié parce que le drap est tellement usé que ses coins ne tiennent plus en place et qu’il avait l’air d’un guimauve ce matin. Je viens de me rendre compte à 12h45 que la serviette faisant office de tapis de descente de bain n'a pas été changée du tout. Il est tout mouillé. Mes bas sont mouillés !





Admirez tout de même la place pour déjeuner : rien dans l’assiette mais tout dans les airs !

Ou encore : Endroit chromé mais bas mouillés !

Et juste avant de partir pour le foot, le réceptionniste m'informe que j'ai mal adressé mon dépôt de confirmation vis Western Union, qu'il n'a pas pu réclamer ses sous et qu'il faut que j'aille réclamer ces sous mais qu'il veut être payé par contre. Je le paie pour mes deux jours et je me promets de m'occuper de ça après le foot...


La partie de soccer




120 pesos (38 $) pour l'autobus scolaire aller/retour et le billet. Enwoueye donc. Après tout, si on n'est pas à la Mecque du soccer, on est proche vrai. Départ à 14 h 30 de l'hôtel. Trois autres arrêts dans d'autres hôtels et puis nous y voilà au stade une heure plus tard ! Et 10 kilomètres de fait. Admirez le comité de réception : un barrage composé de trois corridors où chaque personne se fait vérifier le métal sur elle.






Ce qui fait beaucoup agir les policiers, c'est de savoir si tu as un briquet dans tes poches. Dans ton sac, no problemo. Je n'ai jamais compris pourquoi. Peut-être qu'ils ont une cote sur les Bic. Mais il y en a en sapristi des polices. Effrayant ! Et elles sortent de leur fourmillère environ 20 minutes avant la fin du match. On dirait qu'ils n'ont pas voulu payer pour le match, ils arrivent juste en dernier.


Voici un petit film que j'ai tourné à l'occasion d'un but. Tout à fait par hasard. Pardonnez le film s'il brasse à la fin parce que ça brassait vrai...







J'étais dans le PIT avec le petit peuple. Un gars, entendons un local, un autochtone de la place, m'a montré son ticket: 14 pesos (4$). J'ai payé dix fois plus. Mais je lui répond que j'ai un autobus aller/retour. Il rétorque qu'en taxi ça m'aurait coûté 30 pesos aller/retour.

Ayant calculé vite, j'étais tout de même en déficit de 100 pesos (30 $). Ouais !

Mais attriqué comme j'étais (le sac, le chapeau safari, la veste), tout le petit peuple désirait mes vêtements dans son garde-robe. Le même autochtone m'a dit que j'étais à risque.

Je ne voyais plus d'inconvénient d'avoir payé si cher pour la protection de mon guide accompagnateur. Il m'a demandé si j'étais seul, je lui ai répondu non et il m'a même demandé combien nous étions dans notre groupe. Je lui ai répondu trenta (houligans bien entendu).

WOOOOOOOOO!

À la demi, j'ai demandé à mon guide su je pouvais foutre le camp en taxi : j'avais vu l'ambiance, ça me suffisait. « WOOOOOOOOO!» m'a-t-il dit. Comme j'ai déjà entendu... Pas facile à écrire mais facile à dire et à comprendre surtout. Il m'a dit des plus gentiment ensuite que c'était préférable que je retourne avec lui à la fin du match.

Je dis alors à mon «Local à 14 pesos » que ça sentait depuis un petit peu de temps les roses calcinées. Il m'a offert du hasch. Je lui ai dit qu'il ne viendrait pas me visiter en prison. Je commençais à trouver la partie longue: départ à 14h30, début de la game à 16h. Il était 18h30.

Un mort et deux laissés sur les buts

Vous pensez que je confond baseball et soccer, n'est-ce pas ? Eh bien la veille du présent match, un joueur s'est fait tué à la fin de la partie parce que, semble-t-il, il aurait été trop condescendant avec l'arbitre.

On n'a pas idée du risque que l'on court et du danger qui y règne : malaaaaaaaaade !
La partie s'est terminée à 19h20.

Environ vers 19h00 la gang de Polizia arrive toé...Ils étaient environ une dizaine juste en arrière de nous. nous étions au 6 ème étage du stade. Il semble que les « fans » des joueurs adverses sont à l'étage supérieur. L'équipe locale gagnait 4 à 0... Une chance maudite m...

Vla-t-y pas que du liquide tombe de l'étage supérieur ... Je croyais que c'était de l'eau... Je me suis fait corriger par la femme architecte australienne mais tawainaise d'origine (peut-être qu'elle érige des bâtiments avec des baguettes ou qu'elle fait de nouvelles sortes de tours Effeil avec des cure-dents). Oui...oui... du pipi.

La procédure de sortie




Les policiers font toujours sortir l'étage réservé aux «fans» du club adverse en premier. ET ILS SONT SEULS À SORTIR. Comme le match a fini en même temps pour tout le monde, devinez ce qui se passe : les locaux se lèvent mais ne peuvent sortir. Ils s'entassent, s'entassent les uns contre les autres pendant au moins 30 minutes, le temps que les autres snorow partent.

Imaginez ce que ça doit être quand les locaux ont perdu... ils doivent littéralement se battre entre eux faute d'opposants. Une personne frustrée de la défaite de son club peut attaquer son propre confrère s'il n'a pas d'autre nourriture pour assouvir sa frustration. C'est l'objet de ma thèse de maîtrise en psychologie fait en 1836 à Bonn.


Devinette

Devinez la carte de visite qu'ont laissé les «fans » du club adverse en quittant les lieux en premier ? N'oubliez pas qu'ils étaient au plus haut du stade. Le gagnant du concours bénéficie d'un voyage à Buenos Aires à pied ainsi que d'un billet d'une valeur de 14 pesos (4.75 $).

Donnez-vous votre langue au Shah ? Vous ne devriez pas, il est mort depuis lurette.

RÉPONSE: ils pissent dans tous les escaliers. Toi quand tu descends, ça ne sent pas bon et tes semelles collent comme le casque jaune du gars après la poutre de la compagnie Crazy Glue.

Mouffettes ou Rats Musqués

Le retour fut stressant: il nous fallait atteindre l'autobus scolaire à deux blocs de là. Tout ce qui est immédiat au stade est ceinturé. Je vous dis que je n'ai jamais aussi bien suivi un gars avec un anneau dans le nez (mon guide) comme ça de ma vie ! Il aurait pu m'en mettre une aussi dans le nez pour me remorquer que je ne m'y serais pas opposé.

Notre groupe ressemblait à une gang de paramilitaires qui se déplacent tantôt à droite, tantôt à gauche. C'est ahurissant.... Really Out of this World !

Rendu dans l'autobus, j'étais donc content de pouvoir m'asseoir après 4 heures debout sans arrêt. Au stade, tu t'assoies sur des marches de béton si tu veux vraiment t'asseoir dans le «Pit» du peuple. Tes parties sensibles peuvent devenir plus sensibles. C'est froid.

Bien non ! Les sièges semblaient tous remplis..... Mais avec l'acuité visuelle du faucon (faucon s'assoit --- tsé veut dire), j'ai déniché un siège content de pouvoir revoir tous les super beaux monuments que j'avais vu lors de l'aller en après-midi. Ce tour de ville gratuit n'avait pas été comptabilisé dans mon déficit du prix du billet. J'aurais dû y penser sapristi. De toute façon, le retour était pour être agréable. Il était 20h30. il faisait noir. Nous nous sentions en Afrique.... (Bien non, c'est une mauvaise plaisanterie....bon).

Domingo Noce.... Le dimanche soir, c'est la soirée des poubelles. Pour vous faire mieux comprendre, je vous parlerai de chez nous : nous avons une collecte annuelle ou semi-annuelle concernant les gros objets (meubles, électro-méngers, etc.). Nous avons les ramasseux, les bebelleux qui s'activent à passer avant le camion.



Eh bien ici, les pauvres précèdent les camions tous les dimanches soir. Mais comme ce sont des sacs verts et non des gros articles, tous les déchets que les pauvres n'ont pas pris sont sortis des sacs et sont éparpillés. Les odeurs sont en bonus. C'est PAREIL comme si une mouffette avait passé. Mais multipliez cette mouffette par dix mille le dimanche soir et vous vous imaginerez bien ce qui se pas à Buenos aires.




C'est la désolation... J'ai eu pitié de cette femme qui s'affaire de passer de tas en tas pour gagner sa vie. Se peut-il que nos sytèmes soient à ce point déficients pour que nous ne puissions pas rejoindre matériellement cette femme et lui procurer un minimum décent ? Les amis, il nous reste à avoir une bonne pensée pour ces gens.

Et ce n'est rien !


Pendant mon fameux tour d'autobus scolaire, j'ai enfin compris ce qu'un voisin de voyage entre Santiago et Buenos Aires - un éditeur de revues - m'avait donné comme conseil. Il ne me recommandait pas tel « barrio» ou quartier. De fait, je ne sais s'il me conseillait quoi que ce soit sinon que de coucher au pied l'Obélisque parce qu'il était certain qu'ils y mettraient un policier de peur de se faire voler le monument.

Pour vous faire comprendre ce que j'ai vu, je vais vous demander un petit exercice d'imagination : imaginez que vous assistez à une pièce de théatre. En plein milieu de la pièce, vous voyez sur la scène environ 30 personnes en manteau de pluie gris ou noir ( des «trenchs» ou imperméables). Ces personnes sont dispersées un peu par le hasard: certaines sont sont seules, d'autres sont regroupées en trois ou quatres et ILS NE BOUGENT PAS. Ils vous regardent passer. Les lampadaires sont mi-clairs, mi-obscurs. Décor apocalyptique.

À tous les grands coins de rue, vous voyez ces regroupements des plus taciturnes : des zombies vous regardent.

Et comment on maintient la paix dans tout ça... La police possède des camions logeant environ 18 polices. Ces camions se promènent constamment et répondent aux urgences 911.

Après réflexion, quand il commence à faire noir (pas juste en Afrique là), je suis mieux d'écrire mon blog.


Le souper d'Assurance Tourist

Voici la journée s'est terminée ainsi. Ne me demandez pas quel restaurant... Il était tard. J'ai pris celui qui était le plus près de l'Obélisque ou de l'Astérisque et qui était ouvert. De mémoire, ça me revient, c'est le restaurant de l'Opéra.






Sapristi de bon steak arrosé d'une sauce au vin rouge, champignons et oignons blancs.

Plus frites en forme de mini timbits

Plus 1 litre de bière

Plus une entrée céleste d'aubergines à demi cuite avec huile, citron, et piments cocassés ou cayenne

= 40 PESOS=13 $


8 commentaires:

Anonyme a dit…

Encore une fois, que d'anecdotes!

D'abord, je crois que ton espèce de beurre d'érable c'est du Dulce de Leche. En bon français, de la confiture de lait. Les latins l'utilisent beaucoup pour les desserts.

Pour la game de soccer, wow! Juste la foule a dû être thrillante... je veux dire... d'abord, faut se méfier des lighters, faut croire! Ensuite, pourquoi ce msieux voulait-il savoir si t'était seul? Pour te menacer de son lighter?

Bref, continue à nous alimenter, j'aime ça!

Anonyme a dit…

Buenos diaz Guido!

Je commence à avoir hâte qu'il t'arrive quelque chose de vraiment le fun! J'espère que tu ne piqueras pas de débarque si tu te loues un scooter...Ce serait du dèjà vu!
En relisant ton blogue de ton arrivée, je me suis attardée sur ta photo de départ, que j'ai prise moi-même si je me souviens bien. Tu mentionnes tout ton monde à tes côtés, mais j'ai remarqué que je n'étais pas nommée. J'avoue que ça fait un peu de peine à mon coeur sensible. Ce n'est pas un reproche,juste une constatation.
Vas-tu aller à la plage? As-tu nettoyer ton packsac avec succès, as-tu vu de belles madame? Les gens sont-ils accueillants?
En passant les milliers de polices à la partie de soccer, c'est de la prévention en prévision d'une émeute très probable au cas ou leur équipe perdrait.
Mananas avec un espèce d'accent sur le deuxième a, c'est la journée ou tu pourras déguster les délicieux cocos aux mouches, c'est-à-dire demain.
Think Positivo
beau bec
Dadao

Sabine a dit…

Bon ben c'est le temps de magasiner les hôtels/Bed and Breakfeast et restaurants potables!! C'est ça la vie de voyageur, on trouve pas du premier coup faut croire... et surtout, faut pas comparer avec le Roupillon, y a pas meilleure place au monde, pour reprendre les paroles du grand chef Bisou (et de tous les touristes ayant passé le commentaire!)

Bon mégasinage, tu verras, ça te fera une journée peu coûteuse, simplement pour te promener d'une place à l'autre, ça l'aide pour la bedaine! XXX Je t'aime

Anonyme a dit…

j'écris juste ce message pour changer de nom. Je ne sais pas pourquoi je m'appelle Lacurci et je vais essayé.
Je viens de penser que les polices fouillent le monde pour les lighters pour ne pas que personne ne mette le feu au ''pourde''

Dada, mais pas Lacurci (je sais pas d'ou viens ce nom)

Anonyme a dit…

Bon ben là ça va faire, je fais une dernière tentative de changement de sexe euh de nom

Me iama Dada

Sabine a dit…

Ouin...jte dis qu'il s'en passe des histoires... Que de récompenses avec un bon petit souper comme celui-là!!! C'tait bien mérité!

la grande a dit…

Salut Papa! Que de plaisir à te lire! Tu racontes aussi bien et de façon aussi colorée par écrit que verbalement! Mais bon, je te souhaite un bon déjeuner demain, et du thrill plus excitant que stressant dans les jours à venir! C'était quelque chose l'ambiance au soccer! Pour ce qui est des habitudes des argentins au soccer, ils font leur territoire, c'est le cas de le dire! Ouash! Enfin, j'ai hâte de savoir ce que tu vas découvrir du pays dans les jours à venir. T'as encore tout à voir: la plage,les montagnes, les chutes, les femmes... Je t'aime et je suis tes aventures en te lisant tous les soirs. Je te lis donc demain. D'ici là, beau dodo, je t'aime xxx

Anonyme a dit…

content de voir que tu t'es fait servir un maudit bon steak avec sauce vin rouge, au lieu de servir de viande au vin rouge aux fans de l'équipe adverses ou les grisatres personnages des barios.

Wow... Continue à nous écrire de la sorte, on croirait qu'on y est. J'aime beaucoup suivre tes récits!!! PDJ mon ti papa