mardi 4 décembre 2007

Vigesimo cuatro (24)

Sur mon 37 (ok.... mon 36)
pour aller à la Western Union

J'ai mis mes clips de bicycle. Pour ceux qui me connaissent, ils savent ce dont je parle. J'ai pitié des autres... Je vais vous expliquer : lorsqu'une situation peut être anticipée comme stressante, il se peut que la m_ _ _ _ _ _de me coule le long des jambes. Il n'y aura que moi qui le saura si j'ai mis mes clips de bicycle. Je pourrai donc conserver tout mon flegme vis-à-vis mon interlocuteur... Voyez le genre... N'oubliez pas que le mot « m_ _ _ _ _ _de» veut dire marmelade. Comptez les lettres, vous verrez. Comme dirait ma mère, j'ai mis ma casquette, pris ma chicklet, mon wallet pis ma pissette. Ça ouvre à 9h... il est 7h55. J'ai déjà mis une clip de bicycle. L'autre s'en vient. En attendant, je vais vous parler un petit peu de mon souper hier soir...

Une devinette... Cé quoi ça ?



Je vais vous aider... Le restaurant est italien, il s'appelle Ristorante Mama Mia.

S'il n'en tient qu'à moi, vous ne l'aurez pas facile la réponse. J'ai fait comme les grands sites importants du monde (Le Roupillon par exemple) et j'ai affiché la réponse sous forme de lettres déformées afin que les millions de lecteurs de ce blog ne soient tentés de développer un algorithme automatique pour trouver la réponse. Il vous faudra aussi faire le chêne pour pouvoir lire. Les grands sites cherchent à obtenir mes droits sur cette nouveauté.


Bien oui... j'aurais dû commander des canellonis... qu'en pensez-vous ?

Voici le restaurant...



J'aurais dû aller l'autre bord... me semble...



Côté gauche de la terrasse. Je regardais surtout ce côté à cause des autos qui venaient à vive allure manger de la lasagne...



Il y avait toujours cette femme-là devant moi qui m'empêchait de bien voir le gars qui parlait. Il avait vraiment une voix de bronze...



Quand je suis parti sans payer, je me suis dit : « Ma tout de ben aller voir cé qui ce gars-là...« Il en impose quand on l'approche...




Ils disent sur cette plaque que le gars était ministre mais qu'il se tenait juste à l'intérieur... Il faisait bien... Il fait assez chaud ici...

Sur mon chemin de retour, j'en ai croisé un autre. Le Hyppolite Lafontaine du bout. N'empêche qu'on lui a consacré une rue parrallèle à l'Avenidad 9 de Julio qui mène à l'Obélisque.Dans toutes les villes, ce gars-là à sa rue... Il doit être riche...

On dirait qu'il a de la misère à bronzer... Peut-être parce qu'il est tout frais sorti de son « crate».





Je trouvais l'hôtel cute... Tsé Veu Dire

Ça, c'est pour Sabine... Elle les collectionne. Il va lui manquer de la place dans son petit salon...

J'ai mis ma deuxième clip de bicycle... On y va... À plus tard pour les scores, Hector !

Une heure plus tard...

De retour...

- Snorow : « Hector est-il dans les alentours ? »

- La foule en délire : « Oui, il n'est pas loin, Hector. Pourquoi ? »

- Snorow : « Bien vous ne lisez pas ? Regardez cinq lignes plus haut : " À plus tard pour les scores, Hector !". Je veux lui donner les scores.... c'est tout. Chose promise, chose faite. »

Sur cette leçon de morale, Hector arrive...

- Hector : « Ouen Pi ? »

- Snorow : « Cette fois-ci, je te dis que je savais quoi faire. Je m'en vais me mettre en ligne au sous-comptoir des formulaires. Il y avait juste deux personnes jusqu'à ce qu'une femme s'immisce dans la ligne parce qu'elle était femme... Je vais m'acheter un drap noir et rouge et je vais le déployer sous leurs pieds la prochaine fois. Je ne sais plus combien de fois je me suis fait faire le coup. Nos petites Québécoises n'ont pas cet sti de défaut...

- Hector : « Ouen Pi ? »

- Snorow : « J'ai pas eu le temps de dire deux mots qu'elle savait tout de suite quel formulaire il me fallait... Je me suis demandé à un moment donné si elle n'avait pas pitié des mendiants étrangers...»

- Hector : « Ouen Pi ? »

- Snorow : « Comme un petit chien qui s'est cassé la patte, je suis allé dans mon petit coin compléter le formulaire...»

- Hector : « Ouen Pi ? »

- Snorow : « Ça a ben été... Je comprenais... même si c'était en Finlandais...»

- Hector : « Ouen Pi ? »

- Snorow : « Ben là je suis allé dans la grosse...»

- Hector : « Grosse quoi ? »

- Snorow : « Criss, Hector, que tu peux avoir de la conversation des fois... Je veux dire dans la grosse file du vrai comptoir. On était 15-16 personnes sans compter les enfants. Ils étaient 28 eux autres.»

- Hector : « Ouen Pi ? »

- Snorow : « Je trouve, Hector, que tu es au-dessus de tes affaires. Ce n'est pas toi qui attend dans la grosse...Ça me tente de te faire attendre comme j'ai attendu avant de te donner les scores...»

- Hector : silence... mutisme absolu...

- Snorow : « OK... je ne ferai pas aux autres ce que je me fais faire depuis que je suis arrivé icitte»

- Hector : « Ouen Pi ? »

- Snorow : « Ben la madame au comptoir souffrait de triangulation: elle regardait son écran, pi elle regardait mon passeport pi elle me regardait... Après quelques tours triangulaires, elle s'est arrêtée puis la tête a commencé à dire non... Elle pivote son écran pour que je puisse trianguler moi aussi. L'ongle de son index grattait le prénom Jean-Guy. Je pense qu'elle aurait aimé gratter le Jean avec la barre... pour ne conserver que Guy.

J'ai compris que j'étais riche en noms mais pôvre en argent... Elle m'a dit en espagnol la phrase suivante (préparez votre dictionnaire) : « Nous autres, on shoote juste sur le nom du passepeur».

Je suis reparti mais vraiment content : elle n'avait rien corrigé dans mon sti de formule.

Suite et fin...

J'envoie un mail à Sabine pour l'informer de la situation. Celle-ci, prenant sa pelle à deux mains, alla immédiatement chez notre Western Union national. Elle y est tellement connue qu'on l'appelle Médame Rainville.

Elle corrige le prénom...avec le bout de son ongle, je crois.

Elle me pogne avec une chatte sur Internet et me dit que tout est corrigé. Il me reste à peine une heure avant la sieste qui dure 4 heures ici. Je fais des calculs savants : pas besoin de pré-comptoir, j'ai déjà ma formule; 20 personnes en attente pour quatre comptoirs de service....plus le temps de me rendre....

Écoeuré de tous ces calculs, je me suis dit qu'ils ne seraient pas capables de me mettre dehors. Puis ils commenceront leur maudite sieste à 3 heures aujourd'hui. Et s'ils me demandent mon opinion, je vais leur dire que, moi, je ne dors plus depuis belle lurette avec leur maudite bureaucratie.

Sur l'entrefait, Hector arrive pour connaître les scores...

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : «
Je me suis rendu sur place quand Sabine m'a donné le feu vert. Je me suis trompé d'une personne dans mes calculs. Il y en avait 21 avant moi.»

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « Ben...une bonne grosse madame (toutes les médames grosses sont toujours bonnes... avez-vous remarqué ?) me serre....oups...sert... Elle fait ses calculs.... 1 120 $ canadien vaut 3 400 pesos... Elle me l'écrit parce qu'elle voyait bien que je ne comprenais pas le Finlandais. Et elle riait comme une grosse peut rire... de bon coeur...ou de gros coeur...kossé qu'on dit ?»

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « Je te mens pas Hector, elle regardait le score...»

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « Elle me demande mon passeport...Elle a fait un petit peu de triangulation. Mais pas long.»

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « Elle commence à compter son cash... Si elle avait 4 pesos, c'était beau.»

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « Pis là, elle s'en va en arrière.
Elle a réussi à passer par la porte...
Pis là, moé j'attend...
J'en ai environ 12 qui soufflent fort en arrière de moi.
J'avais pas besoin de ça, il y avait l'air conditionné.
C'est long cinq minutes.
A un moment donné, je me suis demandé
si elle n'avait pas fait venir le camion blindé
bourré de 25 cennes».

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « Elle est revenue avec le boss. Lui, il ne me regardait pas du tout. Il ressemblait au comique grand sec qui a le nez tout croche comme un corbeau pi qui est laid à mort... Il fait de l'avion... Tsé Veu Dire...

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « Criss, Hector, si t'a pas de conversation, on peut pas dire que té pas intéressé...»

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « Il faisait des gros signes de tête signifiant non. Je te le dis, Hector, je l'aurais envoyé en avion.... pis loin.... style le Groenland où ils font pousser une nouvelle variété de concombres...»

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « Bien il est venu pitonner un mot de passe, Je crois. Peut-être que son Gameboy est sur ça...

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « Il est reparti comme une fusée en arrière... La grosse a suivi de peu... Normal que ça lui prenne plus de temps, elle est plus grosse que le squelette en avion...

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « Le blindé devait être arrivé... La grosse est revenue avec de l'argent. Sont-ce les fruits de sa prostitution ? Je ne l'ai pas demandé.»

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « Elle a commencé à conter pis là elle t'a lâché un GROS cri. La fusée est revenue... Il a défait ce qu'il avait fait sur le piano électronique... On dirait... S'il avait eu des bagues, on aurait dit Liberace sur le clavier...

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « Elle a commencé par estampiller toutes les copies. Tu sais, Hector, quand un fonfon s'embarque avec courage à estampiller toutes les copies de ton formulaire, tu es vraiment proche de la fin. Tu écouteras, Hector, la prochaine fois le son magnifique que crée l'sti d'estampille sur le papier... tellement doux à nos oreilles...»

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « WO... WO...tranquilo... les nerfs sti... Après, ça a été l'horodateur... Le son est moins beau. Vous savez, cette patente qui glisse dans une patente pour aller porter la date, tes mensurations....etc...»

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « Crisse que la grosse comptait vite en Finlandais... Elle a repris du temps juste à compter... Je te l'assure, Hector»

- Hector : « Ouen Pi ?»

- Snorow : « Devine, Hector... oui...oui... j'ai eu mon argent... ! Yé !. Pis ils m'ont fait embarquer sur la bicycle de la policia. Pis rendu en campagne, la police a mis mes culottes à l'eau et pis elle m'a arrêté prétextant que je lavais de l'argent.»




Encore quelques remarques…

Snorow en moto…

Bien Snorow n’a jamais loué de moto pour deux raisons :

1) bien trop cher, i.e. 80 $ Cd par jour sans compter le dépôt, etc…

2) et j’avais la chienne ne sachant pas s’il y avait beaucoup de Robin Hood ( pas la farine là ) qui interceptaient les routes.

Finalement, l’heureuse combinaison de l’autobus et du taxi m’a permis de voir deux sites touristiques pour la merveilleuse somme de 20 $ Cd ( La Caldera et San Lorenzo ).

Gilles va être content de moi mais je suis certain qu’il va me demander pourquoi je n’ai pas pris uniquement l’autobus. Nous laisserons les historiens en débattre (hi hi ). Ok Gilles ?

Mais il n’y a aucun danger sur les routes… Je suis déjà rendu à environ 2 500 km… Je vous l’assure… Les contrôles policiers sont fréquents et ne concernent que les camions, histoire d’établir la valeur des biens commerciaux qui transitent.

Mais par respect envers l’autorité policière, il est bon de ralentir et d’attendre le signal d’accélérer. Signal qui nous fut donné dans tous les cas. On est passé par-dessus trois policias...Deux sont encore à l'hôpital...Ils sont infirmiers en plus d'être policia.

Faire du pouce en Argentine

Honnêtement, je n'en ai pas vu. Rodrigo m'a dit qu'il y avait une seule sorte de personnes qui faisait du pouce : les professeurs. Ils sont tellement mal payé qu,ils économisent ainsi. et pour les voir, il faut être de passge à l'heure qu,ils terminent leur classe.... Bien entendu...

















4 commentaires:

Sabine a dit…

héhé mon papa!!

Bon alors tu pourras y retourner avec tes clips de bike!!

Enfin, tu pourras peut-être sortir fort à souar!

J'adore tes photos Romans et tes dialogues avec Hector ou la foule en délire...ça me fait bien rire!

Je t'aime et prend des photos des chutes !!
Sabinette
xxxx
XXXX

Anonyme a dit…

ah ben tabarouette... Je te dis, notre bureaucrasse au Québec est ben moins pire!

Comme dans les 12 travaux d'Astérix, c,est la tour des fous c't'affaire là!

Ah pis, salue donc Hippolyte pis Hector pour moi!

PDJ!!!!

Sabine a dit…

Bon enfin!!!
ENJOY
Profito!!

xxx

Anonyme a dit…

bon ben... avec 3400 pesos, t'es bon pour te payer un truck de stock!

ENFIN! Une autre anecdote à 100$... oops, à 1180 piasses!